Politique Covid-19

Vers le prolongement de la fermeture des écoles

Publié le jeudi 9 avril 2020, par Kpelafia Biva

Lorsqu’en mars dernier, face à l’apparition des premiers cas de coronavirus, le gouvernement a décidé la fermeture des écoles, il a été dit aux élèves qu’ils reprendront les cours dans trois semaines, le mardi 14 avril prochain, pour être exact. Au fil de l’évolution de la pandémie dans le pays, cette date est de plus en plus aléatoire.

Le virus n’a pas encore atteint son pic dans le pays. Chaque jour avec la confirmation de nouveaux cas. Le dernier bilan donne 70 malades avec seulement 23 guérisons. Le nombre de décès, lui, stagne à 3. L’idée de la reprise des classes dans ce contexte de crise sanitaire est une gageure.

Sauver l’essentiel
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La propagation de la maladie se poursuit au Togo. Plusieurs mesures radicales émanant du gouvernement ou du chef de l’Etat sont prises pour la contenir. L’heure n’est pas encore au début du renversement de la tendance. Mais tout porte à croire que c’est une question de patience vu la mobilisation du plus haut sommet de l’Etat dans la lutte contre le fameux Covid-19.

Parallèlement à la préparation des plans d’anticipation et de riposte, une partie de l’Exécutif se planche sur la suite à donner surtout aux écoles fermées afin de couper la chaîne de transmission du virus. Sont concernés prioritairement, dit-on, les examens du CEPD, du BAC I et BAC II. Un nouveau redécoupage de l’année académique 2019-2020 serait à l’étude, croient savoir les sources proches des ministères du secteur de l’éducation. L’objectif reste de tout faire pour sauver l’essentiel.

Année blanche exclue
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Malgré la délicatesse de la situation, l’optimisme semble prendre le pas sur le pessimisme. C’est ce que laisse transparaître une sortie du porte-parole de la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET).

Dans des propos rapportés par un confrère de la place, Yaovi Atsou-Atcha, souligne que « C’est notre capacité à respecter ces mesures (prises par le gouvernement, NDLR) qui fera que nous pourrions reprendre » les cours dans un futur immédiat.

En effet, a-t-il poursuivi, « La date prévue pour reprendre les cours devrait être le 14 avril si nous faisons bien le décompte des trois semaines. Si la pandémie n’est pas endiguée ou sa gravité ne diminue pas, nous pensons que l’autorité aura pour l’obligation de repousser la réouverture des écoles », convaincu qu’ « Il faudrait qu’on puisse être en bonne santé avant de faire les cours ».

Le syndicaliste appelle donc les élèves à « rester chez eux », à « continuer par apprendre » et à respecter les gestes barrières (se laver les mains avec de l’eau propre et du savon ou avec du gel hydro-alcoolique, éviter de se serrer les mains ou s’embrasser, observer une distanciation sociale d’un mètre, etc.).

Ce chantre de la CSET relève par ailleurs que même si la pandémie « se prolonge », ce qu’il ne souhaite guère, l’année scolaire « devrait être validée » étant donné qu’il reste peu de choses pour boucler le second semestre : les ¾ du programme ont été déjà faits avant la fermeture des écoles. En clair, l’idée d’une année blanche est à exclure, selon lui, rappelant aux élèves de mettre le paquet pendant ces congés forcés parce qu’à la reprise, les choses vont s’accélérer avec les évaluations. Il n’y aurait plus de temps à perdre pour les révisions…